Au boulot·Non classé·Parentalité

Le bout du bout

Mon pere m’a appris très tôt que pour s’en sortir dans la vie, il fallait s’adapter. J’en ai donc fait mon credo : s’adapter, toujours « pas de problèmes,  que des solutions ».

Et je dois dire que ça fonctionne plutôt bien. Quand on prend la vie du bon côté en se disant qu’on trouvera toujours un moyen d’avancer, en général ça fonctionne. En général…

Et puis un jour tu arrives à 30 ans. Comme beaucoup tu as déjà encaissé pas mal de coups de la vie…Des blessures personnelles profondes, des échecs professionnels, des décès, des accouchements … (oui ça compte aussi, surtout quand c’est sans péridurale !)

Et puis, comme tout le monde, tu élèves tes enfants (avec tous les problèmes de garde, de nuits hachées et de maladies que ça impliquent, évidemment ). Tu essaies de t’impliquer à fond dans ton job, d’être pro en toutes circonstances et aussi de maintenir, non sans l’aide de MonsieurMari, ta maison dans un état à peu près correct ( on essaie…). Tu tentes de régler des problèmes de famille, de démêler des pelotes d’emmerdes avec toujours le sourire pour conjurer le mauvais sort. Et puis, la vie sociale,  c’est important aussi. Alors, tu reçois souvent des copains,  tu transpires chaque semaine sur des airs de Zumba et donnes un coup de main au foyer rural. La vie, quoi …

Tu es active, tu es une maman, tu t’assumes et tu assumes ta famille. Ça te conforte dans l’idee que tu commençes à avoir assez de bouteille pour faire face à la vie et à ses aléas, comme si tu avais déjà atteint la sagesse d’un vieux singe … oui mais non !

En réalité, les problèmes personnels, familiaux et professionnels ne cessent jamais de te tomber dessus et tu réalises petit à petit que tu n’es encore qu’un bébé adulte, un bébé parents, un bébé professionnel. Que la vie peut encore te balancer plein de claques et que tu auras encore beaucoup de choses à affronter.

Et puis un jour, tu n’y arrives plus. Tu ne sais pas vraiment pourquoi mais aller au boulot devient tellement anxiogène que tu en pleures seule, tous les matins dans ta voiture. Le moindre petit grain de sable dans ton organisation familiale t’empêche de dormir et la moindre contrariété te fait sortir des plaques d’eczéma sur les bras.

Tu t’écroules un peu plus chaque jour et tu ne comprends toujours pas pourquoi. .. pourquoi tu n’arrives plus à faire ce boulot que tu adores et pour lequel tu t’es battue. Pourquoi, les problèmes qui t’entourent ne glissent plus sur ta peu mais te pénètrent au plus profond du coeur. Simplement pourquoi tu ne parviens plus à t’adapter …

Alors tu vas voir ton médecin,  parce que tu ne sais pas quoi faire d’autre. Et il te dis qu’il est temps de tout arrêter,  de faire une grande pause parce que tu atteins le burn out. Voilà c’est dit. Tu hésites ente honte et soulagement. Tu pleures encore. Mais tu te prends en main parce que la vie tu l’aimes toujours autant et que surtout tu aimerais être capable de t’adapter à nouveau …

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4 réflexions au sujet de « Le bout du bout »

  1. Ce n’est pas une honte!!! L’être humain n’est pas infaillible et on a tous le droit de craquer un moment donné. Et du repos ca fait pas de mal non plus 😉Maintenant courage et te connaissant tu vas vite reprendre le dessus!! Gros bisous poulette ❤

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  2. A l’impossible, nul n’est tenu. Quoique… Je suis sûre que si les journées faisaient 48h et qu’on avait besoin que d’une sieste de 2h, ce serait possible. Oui mais voilà, tu es un être humain et tu as atteint tes limites. Il n’y a aucune honte à avoir. En pleurant tous les jours, ton corps t’a envoyé un signal d’alarme et tu as eu l’intelligence de l’écouter. Fais le vide, élimine le superflu, garde l’essentiel et je suis sûre que tu iras vite mieux. Gros bisous.

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  3. Ma belle, nous ne somme pas des robots mais des êtres humains et ton corps te fait ressentir des émotions qui sont des signaux d’alerte. Ecouter son corps n’est pas une honte c’est une qualité, tu t’écoutes pour t’élever et en ressortir grandit car tu acceptes de ne pas être une machine. C’est dur, je sais, j’ai connu ça. Même si tu te sens tout en bas, tu t’en relèveras plus forte, plus grandit, plus en paix avec toi même et ça tu ne peux pas encore t’en rendre compte de suite, ça sera un pas par un pas, puis tu te retourneras et tu verras que finalement cette montagne tu l’as gravit toute seule et ça sera grâce à ton courage et ta force. On est toute avec toi et tu vas y arriver, je le sais, mais ça prend du temps et c’est normal. Je pense fort à toi bichette

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